Une peinture atmosphérique - Julien Verhaeghe
À certains égards, il semble que l’on puisse dire des peintures d’Emmanuelle Leblanc qu’elles s’inscrivent dans une forme d’ambivalence. D’un côté, en effet, il est vrai que ces compositions restituent des univers visuels qui ont quelque chose d’évocateur : ainsi des émanations un peu atmosphériques, comme des ciels sans nuage, des paysages brumeux dont on ne discerne plus tout à fait les lignes d’horizon, ou des crépuscules dilués par des teintes vivifiantes. De l’autre, ces mêmes compositions  (lire la suite ...)

Sunny with a chance of morning mist (Fr) - Alexis Rastel
Chaque aube ou chaque crépuscule de Sunny with a chance of morning mist suggère que l’on aurait affaire non pas à une révélation soudaine et définitive, mais plutôt à un processus graduel, amenant une perception initiale encore non consciente. Une telle opération de reconnaissance en appellerait moins à l’établissement irréfutable d’une vérité transcendante, qu’au mouvement progressif par lequel une nouvelle possibilité interprétative devient non seulement hautement plausible, mais également – et tout  (lire la suite ...)

Sunny with a chance of morning mist (Eng) - Alexis Rastel
To get a glimpse without being able to see would be to sense. Somewhat like vanishing appearances, it should merely be said of the Sunny with a chance of morning mist exhibition that an almost nothing is born out of it. The reversibility of Emmanuelle Leblanc’s paintings brings the viewer’s eyes to a state of diplopia and the ability to physically experiment through this phenomenological approach the link between art and light. Every dawn and every dusk of Sunny with a chance of morning mist  (lire la suite ...)

Une mélancolie de L’immédiat - Marie Deparis Yafil
L’espace et le temps, nous le savons, sont les deux dimensions qui conditionnent a priori toute appréhension du monde. Aucun monde, aucune expérience ni aucun savoir sur ce monde ne peut apparaître à nos esprits sans elles. C’est alors à une singulière expérience que nous convie le travail d’Emmanuelle Leblanc par leur prisme, y ajoutant celui de la lumière, qui les traverse de part en part pour faire advenir l’image. Saisir le monde n’est pas se soumettre passivement à des réalités extérieures, mais  (lire la suite ...)

A melancoly for the here and now - Marie Deparis Yafil
Space and time are the two dimensions that allow us to embrace the world. No world, nor any experience and knowledge of it, can exist in our conscience without them. Emmanuelle Leblanc invites us to a singular experience through space and time, as well as through the light that crosses them to make the image appear. Embracing the world doesn’t mean passively accepting outer realities. On the contrary, it means subjecting them to the rules of our perceptions and our judgments. Therefore  (lire la suite ...)

Ellipse partielle du monde (langage elements) - Michaël Dumont
25x18.5 Psittaccus, dans ta couleur, sa couleur, ma couleur. Propage ! Fais donc tweeter ! Répétition d’antépénultième. Ton eschatologie est escamotable. La table de la matière : bancale. L’index : une phalange manque à l’ange. Il va prendre ta couleur. L’écholalie sera bancable ou ne sera pas : dis-moi, figure ô ma figure, qui est la plus ultime – avec le temps ? 25x18.5 Astre au cœur du ciel. – Mais le ciel n’a jamais eu de cœur ! Que veux-tu dire ? Changeant, mal azuré, lavé. Enrubanné. Les nuages sont un  (lire la suite ...)

Chercher des traces. L’affirmation de peinture - Brice Jubelin
La grande qualité des images, c’est leur mutisme propre, qui est, paradoxalement, le lieu même, le site de leur énonciation. De cette énonciation, il faut dire, avant toute chose, qu’elle est « contenu de connaissance », mais non univoque, au contraire de ce qu’en affirmait Platon. Les images d’Emmanuelle Leblanc – ses peintures – possèdent éminemment cette qualité.
La ligne de peinture. Des formats simples (« hors » de la grande peinture), identiques, agencés comme des modules en une seule ligne horizontale  (lire la suite ...)

La ligne de peinture - Brice Jubelin
Qu’est-ce qu’une image ? Nécessairement, quelque chose qui vient de très loin. S’il n’y a pas une image ― l’image, rayonnante, couronnée de sa dimension ontologique ― mais bien des images, ainsi que l’affirme Georges Didi-Huberman, avec pour chacune sa structure propre, son rythme et son battement, reste malgré tout ceci : l’image, dans sa dimension catégorique du moins, prise comme une variable s’ajustant entre la chapelle Brancacci et la moindre des photographies qui peuplent nos téléphones portables (les  (lire la suite ...)